Du vin, des figues et des asperges : ce que cultivaient les Coteaux

Avant d'être un quartier pavillonnaire, les Coteaux nourrissaient Argenteuil. Vignes, figuiers, asperges : trois cultures qui ont fait sa réputation, et une carrière de gypse sur la butte des Châtaigners.

12e-21e siècle / Culture du vin

  • 1129 : l'Abbaye plante trois cépages, le vin devient renommé au 13e siècle.
  • Vers 1700 : après le gel, on replante un cépage moins bon mais plus productif.
  • 1850 : le train met le Piccolo en concurrence avec les autres vins.
  • 2001 : Jacques Defresne, le dernier vigneron d'Argenteuil, arrête son activité.

16e-20e siècle / Culture de la figue blanche

  • 16e siècle : les vignerons plantent des figuiers entre leurs vignes.
  • Fin du 19e siècle : apogée de la culture de la figue (50 ha).
  • 20e siècle : l’urbanisation et la Première Guerre mondiale mettent fin à la culture de la figue à Argenteuil

17e-20e siècle / L'asperge d'Argenteuil

  • 17e siècle : la culture de l'asperge est attestée à Argenteuil.
  • 1860 : Louis Lhérault crée la variété « asperge d'Argenteuil » avec Antoine Lhérault et Antoine Dingremont. La culture de l'asperge se généralise, entre les ceps de vigne.
  • Vers 1900 : elle décline avec les maladies et l'industrialisation.

Scrollez : du centre-ville, près de l'ancienne porte de Sannois, on suit l'ancienne route jusqu'à la butte des Châtaigners.

Place Michelet, centre ville

Nous partons du centre ville. Sur la carte postale, la rue Michelet ne semble pas encore exister. La place était à l'intersection de deux rues seulement : rue des augustins (actuelle rue Henri Dunant) et la rue de Sannois (actuelle rue Defresne-Bast).

Rue Defresne-Bast, centre ville

Nous continuons sur la rue Defresne-Bast (ex-rue de Sannois). Au loin, c'est la cheminée de l'usine Taillandier.

Argenteuil - 1909

Argenteuil - 1906

Carrefour de Sannois, bd Léon Feix

Nous arrivons au carrefour de Sannois. L'enceinte de la ville passait au niveau du boulevard Léon Feix, il était alors appelé boulevard de Sannois. Il est devenu boulevard Alsace-Lorraine avant de prendre le nom, en 1974, du député et adjoint au maire Léon Feix à sa mort.

Carrefour de Sannois, bd Maurice Berteaux

Le mur d'enceinte continuait boulevard d'Enghien (actuel bd Maurice Berteaux). A droite, se trouvait la propriété de Bayard-Joly avec le château de César Jolly, construit en 1875. Il existe toujours, bien que moins visible de la rue.

Argenteuil - 1905

Argenteuil - 1917

Carrefour de Sannois, bd Jean Allemane

Jusqu'au début du 19e siècle, la porte de Sannois se tenait sur cette place. A gauche, à l'emplacement du Monoprix il y avait l'usine de produits chimiques Taillandier depuis 1855. Elle a été l'objet de plaintes du voisinage à cause de l'odeur nauséabonde. Le problème d'écoulement des eaux s'est résolu dans les années 1870 avec le premier égout qui remplace le rû Bicheret.

Route de Sannois, 10 bd Jean Allemane

Les logements à droite existent encore en 2025. A gauche l'entreprise de Vins Jeu de Quilles était à l'angle de la rue Vigneronde

Route de Sannois, 12 bd Jean Allemane

Argenteuil - 1907

Argenteuil - 2008

Route de Sannois

En apparence, il ne reste rien de la route d'autrefois, à pars son tracé et le "pont noir" où circulaient les trains de marchandises. Lorsqu'on regarde le même endroit entre 2008 et 2013, on découvre un atelier en brique avec le même forme de toit triangulaire que l'entreprise de sciage de 1907. Entre 1925 et 1994, ce lieu était le siège de l'usine de roues Bouzinac. L'adresse était 26 route de Sannois. Elle prendra le nom de boulevard Jean Allemane, en 1937, pour rendre hommage à l'homme politique et syndicaliste, mort en 1935 à 91 ans.

À l'angle de rue du Nord

Les vignes

Au loin butte des châtaigners ?

Argenteuil - Chataigners

Argenteuil - Orgemont

Les carrières

Les buttes des Châtaigners et d'Orgemont, font partie des Buttes de Parisis, constituées majoritairement de gypse. Les carrières ont été exploitées pendant près de deux siècles. A l'arrêt de l'exploitation en 1950, les galeries de la butte des châtaigners ont été comblées. En 2012, l'espace a été réaménagée en parc Régional protégé.

Rue du Maréchal Joffre