À quoi ressemblait le quartier des Côteaux avant ?
Avant d'être un quartier pavillonnaire, le quartier des Côteaux était occupé par des vignes et une carrière de gypse (sur la butte des Châtaigners).
4e-20e siècle / Culture du vin
La vigne a été introduite par les Romains en France au 4e siècle. Elle prend un essor en 1129 avec la plantation de 3 cépages : pinot noir et meunier pour le vin rouge, meslier pour le vin blanc, par l'Abbaye propriétaire des domaines de la butte. C'est un vin renommé au 13e siècle.
Vers 1700, les pieds de vignes sont abîmés par le gel. Les vignerons replantent un cépage de moins bonne qualité : le gamay noir à gros grain. La qualité n'est plus la même mais la quantité est au rendez-vous : plus de 1000ha de vignes sur un territoire de 1700ha. Au 18e siècle, Argenteuil est la 1ère ville viticole de France en rendement.
A partir de 1850, c'est la déclin progressif de la culture du vin. L'arrivée du train met le piccolo (vin d'Argenteuil) en concurrence avec les autres vins de France.
Au 20e siècle, le phylloxéra décime les vignes. Avec le train, l'industrialisation et la spéculation immobilière, beaucoup de vignerons revendent leur terre. D'autres sont victimes de la 1ère guerre mondiale, leur exploitation n'est pas reprise. Jacques Defresne est le dernier vigneron d'Argenteuil, il cesse son activité en 2001.
16e siècle / Culture de la figue blanche
Les vignerons plantent des figuiers sur une partie de leurs parcelles. La fin du 19e siècle marque l'apogée de la culture de la figue (50ha).
1860 / création de l'asperge blanche d'Argenteuil
Création de la variété "asperge d'Argenteuil" par les cultivateurs Louis Lhérault (surnommé "Le parmentier de l'asperge"), Antoine Lhérault et Antoine Dingremont.
Le vin, les figues et les asperges ont fait la réputation de la ville.
Scrollez pour explorer le centre ville près de l'ancienne porte de Sannois et suivre l'ancienne route de Sannois jusqu'à la Butte des Chataîgners.
Place Michelet, centre ville
Nous partons du centre ville. Sur la carte postale, la rue Michelet ne semble pas encore exister. La place était à l'intersection de deux rues seulement : rue des augustins (actuelle rue Henri Dunant) et la rue de Sannois (actuelle rue Defresne-Bast).
Rue Defresne-Bast, centre ville
Nous continuons sur la rue Defresne-Bast (ex-rue de Sannois). Au loin, c'est la cheminée de l'usine Taillandier.
Carrefour de Sannois, bd Léon Feix
Nous arrivons au carrefour de Sannois. L'enceinte de la ville passait au niveau du boulevard Léon Feix, il était alors appelé boulevard de Sannois. Il est devenu boulevard Alsace-Lorraine avant de prendre le nom, en 1974, du député et adjoint au maire Léon Feix à sa mort.
Carrefour de Sannois, bd Maurice Berteaux
Le mur d'enceinte continuait boulevard d'Enghien (actuel bd Maurice Berteaux). A droite, se trouvait la propriété de Bayard-Joly avec le château de César Jolly, construit en 1875. Il existe toujours, bien que moins visible de la rue.
Carrefour de Sannois, bd Jean Allemane, 1906
Cette place a pas mal changé ces dernières années. La première maison, à droite, était occupée par la ligue contre le cancer du Val d'Oise jusqu'en 2022. Le bar à l'angle de la rue Leopold Gautherin et la maison cachée derrière, sont devenus un immeuble avec centre médical en 2019. Les voir sur la Streetview de 2016.
Carrefour de Sannois, bd Jean Allemane
Jusqu'au début du 19e siècle, la porte de Sannois se tenait sur cette place. A gauche, à l'emplacement du Monoprix il y avait l'usine de produits chimiques Taillandier depuis 1855. Elle a été l'objet de plaintes du voisinage à cause de l'odeur nauséabonde. Le problème d'écoulement des eaux s'est résolu dans les années 1870 avec le premier égout qui remplace le rû Bicheret.
Route de Sannois, 10 bd Jean Allemane
Les logements à droite existent encore en 2025. A gauche l'entreprise de Vins Jeu de Quilles était à l'angle de la rue Vigneronde
Route de Sannois, 12 bd Jean Allemane
Route de Sannois
En apparence, il ne reste rien de la route d'autrefois, à pars son tracé et le "pont noir" où circulaient les trains de marchandises. Lorsqu'on regarde le même endroit entre 2008 et 2013, on découvre un atelier en brique avec le même forme de toit triangulaire que l'entreprise de sciage de 1907. Entre 1925 et 1994, ce lieu était le siège de l'usine de roues Bouzinac. L'adresse était 26 route de Sannois. Elle prendra le nom de boulevard Jean Allemane, en 1937, pour rendre hommage à l'homme politique et syndicaliste, mort en 1935 à 91 ans.
À l'angle de rue du Nord
Les vignes
Au loin butte des châtaigners ?
Les carrières
Les buttes des Châtaigners et d'Orgemont, font partie des Buttes de Parisis, constituées majoritairement de gypse. Les carrières ont été exploitées pendant près de deux siècles. A l'arrêt de l'exploitation en 1950, les galeries de la butte des châtaigners ont été comblées. En 2012, l'espace a été réaménagée en parc Régional protégé.
Rue du Maréchal Joffre