En suivant la Grande-Rue : le pont d'Asnières, la mairie et la Place Voltaire

L'histoire de la Grande-Rue commence avec la construction du premier pont d'Asnières en 1825. Nous commencerons le parcours par le pont d'Asnières et iront jusqu'à la Place Voltaire en passant par la mairie.

Scrollez pour commencer.

Le pont d'Asnières

Le premier pont d’Asnières, érigé en 1825, fut détruit en 1870 pendant les événements de la guerre franco-prussienne. Deux ans plus tard, en 1872, un nouveau pont le remplaça. Puis, entre 1904 et 1908, un troisième ouvrage fut construit pour répondre aux besoins croissants de la ville. Pendant les travaux, une passerelle provisoire permettait aux Asniérois de traverser la Seine sans interruption.
L'ancien Pont d'Asnières est représenté par Claude Monet vers 1875 dans son tableau "Les Déchargeurs de charbon". Claude Monet a vu le déchargement depuis le train allant chez lui à Argenteuil (le pont ferroviaire est à côté).

La Grande-Rue depuis le pont d'Asnières

L'entrée de la Grande-Rue est méconnaissable, seul le bâtiment à droite à l'angle de la rue Roger Poncelet semble le même.

Le restaurant de la Sirène sur les quais

Le restaurant de la Sirène était situé 7 boulevard de la Seine (actuel quai du Docteur-Dervaux). Van gogh l'a peint en 1887. La dernière image est une photo des dégâts sur le pont et les bâtiments du quai après la guerre de 1870.

Entrée de la Grande-Rue

Près du quai en 1916

Entrée de la ville en 1905

Les deux maisonnettes de part et d'autres du pont étaient sans doute les bureaux d'octroi

L'Eden, théâtre puis cinéma

Le théâtre Eden, situé au n°12 de la Grande-Rue, a été fondé vers 1900. À l’origine un théâtre de music-hall, il s’est ensuite transformé en cinéma. Après plusieurs décennies d’activité culturelle, il a définitivement fermé ses portes en 1984.

Le Garde meuble et restaurant Léon en 1910

Le restaurant Léon se trouvait au n°14 de la Grande-Rue, sur le trottoir de droite. Quant au bâtiment du Garde-Meuble, il a aujourd’hui disparu.

La pharmacie de la Grande-Rue

Au n°23 de la Grande-Rue, sur le trottoir de gauche, le bâtiment en brique a abrité une pharmacie de 1900 à 2023. Juste en face se situait le garde-meuble évoqué précédemment.

La Grande-Rue au niveau de la rue Jean Dutilloy, vers 1940

Au fond de la rue, on distingue clairement que l’Eden a été transformé en salle de cinéma. Sur la droite, il y avait une cantine SNCF à l'emplacement actuel du restaurant Poke'Up. Lire le témoignage : la cuisine centrale des cantines SNCF pendant la guerre.

Maison A. Collin, succursale Felix Potin, 1900-1910

La maison A. Collin comptait deux points de vente : l’un à Asnières et l’autre à Saint-Germain-en-Laye.
L’histoire de la marque Félix Potin débute en 1844, lorsque Félix Potin, alors jeune épicier, ouvre sa première boutique à Paris. En 1861, il franchit une nouvelle étape en créant une usine pour transformer directement les produits qu’il commercialise. Après l’ouverture de ses deux premières épiceries parisiennes, il innove en mettant en place un système de franchise commerciale, offrant aux franchisés l’exclusivité de la vente des produits Félix Potin. Ce modèle rencontre un succès fulgurant : on dénombre déjà 160 épiceries sous enseigne en 1890, puis plusieurs milliers en 1929. Cependant, après plus d’un siècle d’activité, les dernières boutiques Félix Potin disparaissent définitivement en 1995.

Maison A. Collin, succursale Felix Potin

La Grande-Rue, près de la Place de la Station

Le Crédit Lyonnais

En 2005, le Crédit Lyonnais adopte une nouvelle identité commerciale sous le nom LCL.

La Grande-Rue, vue depuis la Place

Commerces place de la Station, côté droit

Dès le début du XXe siècle, la Société Générale occupait déjà cet emplacement. À la même époque, les devantures des commerces voisins – boulangerie, boucherie et charcuterie – se distinguaient par leur élégance remarquable, typique des enseignes artisanales des années 1900.

Place de la Station, à l'angle de la rue de Verdun vers 1910

Sur la droite se trouve la rue de Verdun, anciennement appelée rue du Progrès. À son entrée, un commerce proposait les produits des fermes du château de Mareil.

De la quincaillerie au magasin Nicolas

La quincaillerie À l’Étoile de l’Industrie a été remplacée vers 1925 par un dépôt Nicolas, toujours situé au même emplacement. Fondée en 1822, l’enseigne Nicolas comptait déjà plus de 275 magasins en France en 1933.
La rue de Paris, visible à droite, a été rebaptisée rue Maurice Bokanowski. Maurice Bokanowski (1879-1928), ministre sous Raymond Poincaré en 1924 et 1926, a donné son nom à cette voie. Son fils, Michel Maurice Bokanowski (1912-2005), devint maire d’Asnières en 1959.

Angle de la rue de verdun et de La Grande-Rue

Au-dessus du bar-tabac situé au 2 rue de Verdun, se trouvait un cabinet dentaire fondé en 1901 sous le nom Valery. Ce dernier a été repris vers 1937 par M. Ratore et M. Le Roux

Rue de verdun (ex rue du Progrès)

Rue de verdun depuis l'avenue de la Marne

Joseph Janin (1851-1910) et son fils Georges Janin (1884-1955) étaient des maîtres verriers renommés. De 1912 à 1921, Georges Janin s’associa avec Joseph Benoit, un ancien collaborateur de son père, et tous deux exercèrent leur art à Nancy. Leurs réalisations, notamment des vitraux, sont visibles à la Villa des Roses (rue de la Comète) ainsi que dans la propriété mitoyenne Vuitton.

Retour à la Grande-Rue Charles-de-Gaulle, au niveau du n°38, vers 1950

Banque de France

Aux numéros 55-57 se trouvent deux bâtiments de la Banque de France, construits en 1908 sur un terrain de 3 800 m². En 2015, ces édifices ont été surélevés de deux étages pour accueillir des appartements, tout en étant partiellement réhabilités en commerces et bureaux.

La Grande-Rue et rue Bapst

Carrefour de la Grande-Rue, rue traversière et rue Bapst

L’hôtel situé à gauche a conservé sa vocation initiale. Quant à la boucherie de droite, elle portait autrefois le nom de Boucherie du Centre, tenue par la maison A. Martinet. Ce commerce est resté une boucherie au fil des années et est devenue, depuis 2013, une boucherie normande.

La Grande-Rue et rue Gallieni

Cette image offre un autre point de vue du carrefour, pris depuis la rue Gallieni (anciennement rue Traversière). Le restaurant À la Grande Marquise, situé sur la droite, était clairement visible dans la perspective de la Grande-Rue sur les clichés pris entre la place de la Station et ce carrefour.

L'avenue de la Marne et l'avenue d'Argenteuil

L’avenue de la Marne correspond aujourd’hui à deux anciennes voies :

  • À gauche : l’ex-avenue de Courbevoie,
  • À droite : l’ex-rue Saint-Denis.

Avenue de la Marne (ex Rue Saint-Denis)

Angle de l'avenue de la Marne et rue Bapst, vers 1921

Place Aristide-Briand

La statue en bronze sur la place est un Monument aux morts dédiés à la mémoire des morts de la Guerre franco-prussienne de 1870 et de la guerre de Crimée. Datée de 1901, c'est une oeuvre de l'architecte Cousteix et du sculpteur Auguste Maillard (1864-1914). Elle a été déplacée de l'autre côté de la place vers 2013 (elle est à gauche de la mairie sur les Street-view de 2008).

Hôtel de ville d'Asnières-sur-Seine

L’hôtel de ville, conçu par le jeune architecte Emmanuel Garnier (1862-1933), a été inauguré en 1899. Les stucs de la salle des mariages ont été réalisés par Paul Chevré (1866-1914) et son père Romain. Paul Chevré, dont la renommée s’est forgée au Canada, était également un rescapé du Titanic.

L'ancienne Poste, 1904

Rue Pierre Brossolette (ex Rue Saint-Denis)

Rue Pierre Brossolette à l'angle de la rue Montesquieu

Rue Pierre Brossolette

Rue Pierre Brossolette

Rue Pierre Brossolette depuis la Place Voltaire

Rue Pierre Brossolette depuis la Place Voltaire

Rue Marceau Delorme (ex Rue du Parc)

Marceau Delorme (1908-1942), Asniérois, fut fusillé par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Place Voltaire